Mardi 3 février 2009

Et maintenant, le phantasme Mitchell

mardi 3 février 2009 - 07h:37

Khalid Amayreh

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Rice a visité Jérusalem occupée et Ramallah à 24 reprises.
Résultat de toutes ces visites : un gros zéro pointé.
M. Mitchell, essayez de tirer la leçon de l’échec monumental de Rice ... écrit Khalid Amayreh.
J'ai aimé, je diffuse.
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Photo : AP/Nasser Shiyoukhi

Rien de neuf sous le soleil : les émissaires américains défilent et l’état sioniste continue tranquillement à exproprier, assassiner, affamer.
Ici à Hébron le lundi 3 février, l’enterrement de Taysir Manasrah assassiné par les soldats israéliens alors qu’il se rendait à son travail -


Il est vraiment difficile de prendre au sérieux ceux qui pensent que le nouvel émissaire américain au Moyen Orient, George Mitchell, a la moindre chance d’amener Israël, l’entité « naziforme » [« nazi-like » dans le texte - N.d.T], à cesser son occupation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem-Est, et donc d’obtenir une paix juste et durable dans cette partie martyrisée du monde.


C’est vrai, Mitchell a réussi à résoudre un conflit vieux de 800 ans en Irlande du Nord. Toutefois, avec Israël qui contrôle fermement le Congrès, les médias et le discours public américains, il est peu probable que Mitchell soit capable d’en faire autant en contraignant l’état d’apartheid à une décision stratégique pour mettre fin à l’occupation colonialiste qu’elle fait peser depuis 40 ans sur des territoires palestiniens.


Les facteurs dévaluant la mission de Mitchell sont nombreux et écrasants.


Tout d’abord, Mitchell devrait être suffisamment honnête pour se rendre compte qu’Israël a effectivement tué toute perspective réaliste de créer un état palestinien en Cisjordanie.

La construction de centaines de colonies exclusivement juives à travers les territoires occupés ne laisse tout simplement aucune place pour l’établissement d’un tel état.

A moins évidemment que le leadership palestinien collaborateur ne soit cajolé ou contraint à accepter un « état » composé de Bantoustans et de banlieues déconnectés strictement contrôlés par Israël.


Inutile de dire que brader ainsi les droits palestiniens serait fortement et violemment rejeté par une vaste majorité de Palestiniens, et que tout « Judenrat » palestinien qui céderait à un tel marché serait écrasé sans pitié, et ses membres tués comme des chiens errants dans les rues de Cisjordanie.


Des traîtres qui vendent le patrimoine national pour de l’argent, des investissements et un traitement de faveur de la part les Etats-Unis et d’Israël ne peuvent espérer d’autre traitement de la part de leur peuple.

Où que ce soit, c’est ainsi qu’on traite les traîtres.


En outre, il devrait être bien clair à présent qu’aucun gouvernement israélien ne serait capable, même s’il le voulait, de démanteler les centaines de colonies construites sur le sol arabe occupé depuis 1967.


La société israélienne et l’environnement politique sont tout simplement bien trop chauvins pour laisser aucun gouvernement israélien annuler les « gains » de la Guerre des Six Jours.


Certains pourraient arguer que les colons et leurs partisans peuvent être réduits au silence par une majorité d’Israéliens qui veulent la paix.

Mais voilà, ce n’est pas une appréciation exacte de la réalité. Les colons et leurs partisans représentent une réelle majorité au sein de la société israélienne et spécialement au sein de l’armée israélienne, comme le montreront sans aucun doute les prochaines élections israéliennes.

C’est la raison pour laquelle les gouvernements israéliens successifs se sont systématiquement abstenus de démanteler ne serait-ce qu’une seule colonie, y compris celles créées en toute illégalité, même selon le propre droit irrationnel d’Israël.
(Toutes les colonies sont illégales en droit international, comme l’a explicité il y a quelques années la Cour de Justice de La Haye).

Au fond de leur cœur, les dirigeants israéliens savent que le démantèlement des colonies et le déplacement des colons pourraient entraîner une guerre civile juive. Olmert, dont le programme électoral d’il y a quelques années était basé sur une promesse de retirer les implantations à l’est du « Mur de Séparation », a fini par devoir faire marche arrière devant les colons

et n’a pas osé déplacer un seul avant-poste.

Il est donc inconcevable qu’en l’absence d’un cataclysme politique et psychologique vraiment massif frappant le psychisme collectif des Israéliens, un gouvernement israélien serait capable de s’atteler à la tâche impensable de démanteler les colonies et de se replier sur les lignes de l’armistice du 4 juin 1967.

Inutile de préciser qu’un tel « cataclysme » ne saurait être déclenché que par les Etats-Unis, l’allié-gardien d’Israël. Mais pour qu’un tel cataclysme se produise en Israël, il faudrait d’abord qu’un cataclysme politique plus fort se soit produit à Washington D.C.

Je parle d’une transformation mentale et politique, une vraie révolution qui pourrait libérer la classe politique étatsunienne de la mainmise du sionisme américain, goule démoniaque qui est en train de prendre l’Amérique à la gorge.

Cela nous amène à une autre question. L’Amérique est-elle capable de s’extraire elle-même de l’emprise sioniste ? L’Amérique peut-elle dire « non » au tyran israélien et agir sur lui ? L’Amérique peut-elle se montrer plus intelligente et mieux manœuvrer que la tyrannique clique sioniste qui l’asservit aujourd’hui ?

Je pose ces questions parce que les vieux outils de résolution du conflit palestinien ont été essayés ad nauseam, leur inefficacité et leur échec prouvés.

Il est donc nécessaire de trouver des outils neufs, « non-orthodoxes » et « non-classiques », qui convaincraient Israël que « maintenant ça suffit » et que l’Amérique ne continuera pas à jouer le rôle de la puissante prostituée au service de la suprématie sioniste au Moyen-Orient.

Mais pour parvenir à une telle prise de conscience, l’Amérique devrait réfléchir honnêtement et faire pas mal d’introspection. L’Amérique devrait se confronter aux faits dans toute leur nudité à propos du monstre « naziforme » connu sous le nom d’Israël. L’Amérique devrait affronter le fait que la grosse crise qui obsède aujourd’hui l’économie américaine est attribuée avant tout à Israël. Plus précisément, l’Amérique a besoin de se rendre compte qu’à moins de réfréner Israël, l’Amérique elle-même déclinera. L’Amérique n’est-elle pas déjà en déclin, et au moins en partie parce qu’elle a permis à une minuscule entité criminelle à 10 000 miles de là de lui dicter sa politique et son comportement à l’égard du reste du monde.

Après tout, c’est Israël qui par duplicité a poussé l’ancien béotien de la Maison Blanche, George W. Bush, à envahir, occuper et détruire deux nations musulmanes souveraines et à assassiner ou causer la mort de plus d’un million d’êtres humains.

C’est Israël qui a imaginé la prétendue « guerre contre le terrorisme ». Et il se pourrait bien qu’on finisse par prouver qu’Israël se trouvait derrière les événements du 11 septembre. Oui, je ne possède pas actuellement de preuve irréfutable démontrant ce point, mais le fourbe serpent sioniste est trop démoniaque, trop malfaisant et trop malin pour bénéficier du doute.

J’aimerais donc donner le conseil suivant à M. Mitchell.

Ne soyez pas naïf, Israël et ses leaders tenteront de diluer votre mission en la désincarnant de toute sa substance. Ils chercheront à vous annihiler sous des tonnes de tactiques de diversion. Ils soulèveront un tas de problèmes, réels et imaginaires, pour vous troubler. Ils soulèveront sans vergogne la question du terrorisme, ignorant le fait essentiel qu’Israël lui-même est l’incarnation la plus satanique de la terreur dans ce monde. Ils parleront « d’antisémitisme », négligeant le fait que les comportements nazis d’Israël, par exemple le récent blitzkrieg génocidaire à Gaza, sont le premier générateur d’antisémitisme dans le monde.

Ils vous confronteront à une avalanche de distractions pour détourner votre attention du cœur du problème, leur occupation « naziforme » de la terre palestinienne et leur oppression déterminée du peuple palestinien.

Si vous êtes courageux et honnête, confrontez-les, laissez-les faire les gros yeux, laissez-les se fâcher. Mais ne prenez pas peur, ne cédez pas à leurs tactiques d’intimidation, même s’ils menacent de mobiliser le Congrès contre vous et votre patron à Washington.

Ils vous laisseront sans doute entendre que les Juifs contrôlent l’Amérique et pourraient donc amener le Président à vous virer. Ne vous laissez pas impressionner. Signalez-le directemnt à M. Obama.

Vous serez sans doute bientôt confronté à un homme nommé Benyamin Netanyahu, qui va sans doute devenir le prochain Premier Ministre d’Israël.

Cet homme est un menteur pathologique, un propagandiste professionnel qui pense qu’une hasbara (propagande) efficace est la solution à tous les problèmes. Sa politique, c’est la stratégie de diversion et le mensonge pur et simple, c’est son mode opératoire. Alors, ne vous laissez pas duper par ses illusions factices.

Enfin je voudrais dire ceci : soyez honnête et franc avec votre patron à Washington. Dites-lui qu’Israël ne veut pas la paix et ne cherche pas de vrais partenaires de paix chez les Palestiniens. Un pays qui a construit et continue de construire des colonies sur des terres volées ne veut manifestement pas la paix. Plus encore, un pays qui tyrannise les partenaires de paix comme l’Autorité Palestinienne, agissant et se comportant comme le firent les « Conseils juifs » dans l’Europe occupée par les Nazis, ne cherche pas d’authentiques partenaires de paix, mais des collaborateurs vraiment et sincèrement « collabos ».

Dites aussi à M. Obama qu’Israël et ses dirigeants ne prennent pas vraiment l’Amérique au sérieux. Je vous en donne un petit exemple. Pendant les huit années de la mauvaise gouvernance Bush, malgré des demandes incessantes et parfois agressives de Washington pour que soient retirés les barrages routiers dans la Bande de Gaza, afin d’améliorer la mobilité des Palestiniens et d’aider l’économie moribonde de la région à revivre, Israël a en fait augmenté plutôt que réduit le nombre de ces maléfiques barrages et points de contrôle ... et il l’a fait au nez à la barbe des Etats-Unis.

(Olmert ne s’est-il pas vanté récemment d’avoir ordonné au président Bush de notifier à Condoleezza Rice qu’elle s’abstienne de voter en faveur d’une résolution du CSNU appelant au cessez-le-feu dans la Bande de Gaza ?)

Rappelez-vous que ces barrières sont dressées au cœur des centres peuplés de Palestine, et non pas le long de la Ligne Verte, par exemple entre Israël même et la Bande de Gaza. Ils sont conçus en premier lieu pour tourmenter et agresser brutalement le peuple palestinien.

Cela se faisait pendant que les dirigeants et responsables israéliens discutaient amicalement avec Rice, qui a visité Jérusalem occupée et Ramallah à 24 reprises. Résultat de toutes ces visites : un gros zéro pointé. Voilà, M. Mitchell, essayez de tirer la leçon de l’échec monumental de Rice ... Ne le reproduisez pas, même si vous devez démissionner.

Bonne chance, M. Mitchell !

Par pps
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Citations

Quelques citations à méditer...

 

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats Unis de 1932 à 1945

  

"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

  

"Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau."

Benjamin Disraeli
Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

David Rockefeller
Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR.
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire."

David Rockefeller
Interview dans Newseek en février 1999

 

"Aujourd'hui, l'Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l'ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s'il leur était dit qu'un danger extérieur, qu'il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C'est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L'unique chose que tous les hommes craignent est l'inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

Henry Kissinger
Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 

"Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement."

Paul Warburg

 

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

David Rockefeller

 

"Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces insidieuses qui y opèrent de l'intérieur."

Général Douglas MacArthur
Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

 

"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."

John Fitzgerald Kennedy
dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (...) Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

Lawrence Patton McDonald
Congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

 

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

Marshall McLuhan
Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

Winston Churchill
Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

 

"L'ennemi numéro 1 de tout État est l'homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l'État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S'il ne l'est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l'État."

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Journaliste, écrivain et libre penseur, l'un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956

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Voici le poème qu'a écrit Mevlana Jalaluddin Rumi poète mystique il y a sept cents ans :

"Au-dehors , la nuit du désert  glaciale.
Au dedans, cette autre nuit s'échauffe, s'enflamme.
Laissons le paysage se couvrir d'une croûte épineuse.
Ici, à l'intérieur, nous avons un doux jardin.
Les continents dévastés, les cités et les bourgades,
tout se transfome en une boule brûlée et noire.
Les nouvelles qu'on nous rapporte sont lourdes de chagrin pour le futur.
Mais la vraie nouvelle, c'est qu'ici, au-dedans,
il n'y a aucune nouvelle."


Apprenez à entrer souvent dans votre monde intérieur avant que vos politiciens n'achèvent la destruction du monde extérieur. C'est la seule sécurité qui reste, le seul refuge à opposser au spectre de la peur, de la mort, aux armes nucléaires, au suicide global, à tous ces inconscients qui nous gouvernent et qui possèdent un tel pouvoir de destruction.

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