Sarkozy : mode d'emploi 1ère partie

Le mode d'emploi de Nicolas Sarkozy : 1ère partie

 

 

Craint, adulé, inquiétant, trouble, populiste et populaire. Une ascension construite par le verbe et par l’acte.

54 % des Français veulent lui voir jouer un rôle important. Président ? Sarkozy occupe le terrain et impose son programme ultralibéral. Décryptage.

Par Rémi Douat

En 1995, après une trahison retentissante et mal encaissée, Jacques Chirac préconisait de se servir de Nicolas Sarkozy « comme paillasson ». Bosseur et omniprésent, tacticien et fin connaisseur de tambouille politique, le paria est, dix ans plus tard, le poids lourd de la vie politique française. 54 % des Français veulent lui « voir jouer un rôle important au cours des mois et années à venir ». Jacques Chirac entend barrer la route de l’étoile montante, notamment en le nommant ministre de l’Economie, fonction explosive où il est difficile de briller.

Puis lui a imposé de choisir entre le gouvernement et la tête de l’UMP. La guerre est ouverte et cela paraît bien lui convenir, lui qui n’a pas de meilleur moteur que la revanche. Dans son camp, Sarkozy est craint et adulé. Tour à tour interventionniste et libéral, permissif et autoritaire, il égare, soulevant par exemple les foudres des plus libéraux. A gauche, il inquiète. Des voix tomberont dans son escarcelle. Il sème le trouble, prend à contre-pied… pour ne servir qu’un camp, le sien.

Quelle est la recette d’une telle popularité ? D’abord, il use et abuse de la communication et d’aucuns assurent qu’il est « bon », même si certains observateurs qui le connaissent de près pondèrent le jugement. « Il a un talent de communication mais j’ai du mal à me l’expliquer, avance Anita Hausser, responsable du service politique de LCI. Il ne se renouvelle absolument pas et ses ficelles sont énormes. » L’expression est simple, on sait que l’homme n’aime pas les intellectuels et le leur fait savoir : « A vouloir expliquer l’inexplicable, on excuse l’inexcusable. » Une petite phrase, même dénuée de sens, fait l’effet brutal d’une formule frappée au coin du bon sens. Etre dans l’acte et non seulement dans le verbe, voilà son leitmotiv. Il s’exprime avec humour, ce qui conquiert l’assistance et affiche du mépris pour les intellos, ce qui le rapproche de cette « France d’en bas » chère à Raffarin. Ainsi pour parler du traitement par les socialistes de la « violence urbaine », il raconte dans un meeting que, quand les bus sont caillassés, les socialistes se réunissent avec des sociologues pour se demander « pourquoi les bus ? ». Mimiques, postures et gestuelles ponctuent son discours. On passe du rictus carnassier au sourire de gendre idéal. Les mains, quant à elles, possèdent une large palette d’expressions. Elles délimitent et tracent des espaces. Puis tranchent fermement.

Bon père de famille

« S’il est aussi apprécié dans notre pays, outre ses résulats en matière de lutte contre la délinquance, c’est plus sur sa méthode que sur le fond de ce qu’il propose, pose en préalable Stéphane Rozès, directeur de CSA et maître de conférences à Science Po Paris. Il a une grande capacité à repérer et dire ses problèmes puis à appliquer son choix dans les alternatives possibles. La plupart de ses collègues, de gauche et de droite, ont tendance à mettre en avant la contrainte et le peu de marge de manœuvre dont ils disposent. » Le principe, c’est de toujours laisser penser qu’une alternative est possible, quitte à briser certains tabous. La police souffre d’un manque de reconnaissance ? Alors ministre de l’Intérieur, il décide d’instaurer les « primes de résultats exceptionnels » dans la police nationale. Ceux qui pensent que les fonctionnaires doivent avancer à la récompense applaudissent. Aujourd’hui, alors que s’applique la première prime, le cafouillage est total et la levée de boucliers unanime dans les syndicats de policiers. Seulement, les caméras ont disparues, l’effet d’annonce s’est ajouté au crédit de Sarkozy et il ne sera a priori jamais débiteur du couac. Peu importe si son diagnostic a été trop rapide et l’alternative proposée en toc… Il a pu montrer qu’il savait trancher, c’est bien suffisant. Même principe envers le justiciable. La politique de criminalisation de la pauvreté doublée de petits arrangements avec les chiffres de la délinquance ont pu occulter à court terme les effets dévastateurs qu’ils ne manqueront pas d’avoir à long terme. Parfois, même quand les dégâts sont immédiatement perceptibles, c’est encore sa détermination qui émerge. Les prostitué-e-s ont été repoussés dans les bois, les bordels informels ou les réseaux internet… Bref, vers l’invisible, aggravant leurs conditions de vie. Même principe pour le camp de réfugiés de Sangatte. Super-Sarko, devant les caméras et à bord d’un hélicoptère, a pris le problème à bras le corps. Aujourd’hui, loin des médias, ces candidats à l’immigration errent dans les rues de Calais. Idem à Bercy, où, dans son intention de gérer le pays en « bon père de famille », il annonce l’éventualité de vendre une partie du stock d’or de la Banque de France ! C’est simple, concret et photogénique. Et coupe court à tout débat. « Cette posture correspond à une attente des Français, poursuit Stéphane Rozès. Le fondement de la crise du politique, au-delà du clivage gauche/droite, réside dans la perception des dirigeants, ressentis comme esquivant le souhaitable au nom du possible. Ainsi leur action apparaît uniquement comme une gestion, niant à leurs yeux la politique, la citoyenneté et même le vote. »

Etranger dans son pays

Nicolas Sarkozy entend renouveler le rapport à la politique. Où puise-t-il son inspiration ? La piste nord-américaine semble donner des éléments de réponse. Engagé dans un chemin rompant avec le gaullisme, cet atlantiste conduit sa com’comme un yankee en campagne. Il mange des pizzas, emmène sa petite famille en week-end à Disneyland et n’hésite pas à faire du jogging affublé d’un tee-shirt Mickey. Cécilia, omniprésente, elle aussi, joue à merveille son rôle de potentielle première dame. Outre-Atlantique, la presse l’aime déjà. « Le futur leader du parti de la majorité “centre droit” (sic) est l’homme politique français le plus américain que le pays ai jamais vu » se réjouit le Washington Times qui le pare de toutes les vertus et voit en lui un espoir de décrispation des relations avec les Etats-Unis. « Son attrait pour la culture populaire pourra séduire le jeune public », complète la journaliste américaine. Son credo, nager à contre courant. « J’ai beaucoup de respect pour Tom Cruise parce que je suis cinéphile », expliquait-il en marge de sa rencontre avec l’acteur américain. Et comme il aime la musique, Sarkozy évoque fréquemment sa passion pour Hallyday, Sardou et Barbevilien.

Lors de sa dernière visite aux Etats-Unis, il s’exprimait devant les étudiants de l’université de Columbia. « Le rêve des familles françaises, c’est que leurs enfants puissent aller dans les universités américaines. Quand nous allons au cinéma, c’est pour voir des films américains. Quand nous ouvrons nos radios, c’est pour écouter de la musique américaine. Quand nos enfants apprennent une langue, c’est l’anglais (…) Nous aimons les Etats-Unis », rapportait l’AFP. « Et si vous deveniez président ? », interrogent les étudiants. En substance, il donnerait plus de place au « mérite ». A cet égard Sarkozy se déclare sans détour comme « un étranger dans son propre pays ». « Moi, je n’étais pas destiné à avoir les belles places. Il a fallu aller les chercher », conclut Nicolas « fighter » Sarkozy. Il joue là en terre américaine un registre qui lui a beaucoup servi en France, notamment pour la justification de sa posture sécuritaire, place Beauvau. Qu’on ne lui parle pas de déterminisme social pour expliquer la délinquance puisqu’il est lui-même issu de l’immigration désargentée ! Un des rôles préférés de Cosette Sarkozy, fils du pauvre immigré hongrois. C’est vrai, la jeunesse ne fut pas facile. Maman était avocate, grand-père chirurgien et l’appartement du 17e arrondissement n’avait, avant le déménagement à Neuilly, que cinq pièces. Normal dans de telles conditions que les études n’aient pu être à la hauteur. Non seulement il redouble sa sixième mais en plus il ne fait pas l’ENA. Quoi qu’il en soit, même si la détresse de la famille Sarkozy était toute relative, le terme de revanche reste souvent attaché à son propos. Mérite et ascension sont pour lui les valeurs suprêmes... (A Suivre)

Rémi Douat - Regards 

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Citations

Quelques citations à méditer...

 

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats Unis de 1932 à 1945

  

"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

  

"Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau."

Benjamin Disraeli
Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

David Rockefeller
Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR.
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire."

David Rockefeller
Interview dans Newseek en février 1999

 

"Aujourd'hui, l'Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l'ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s'il leur était dit qu'un danger extérieur, qu'il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C'est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L'unique chose que tous les hommes craignent est l'inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

Henry Kissinger
Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 

"Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement."

Paul Warburg

 

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

David Rockefeller

 

"Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces insidieuses qui y opèrent de l'intérieur."

Général Douglas MacArthur
Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

 

"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."

John Fitzgerald Kennedy
dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (...) Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

Lawrence Patton McDonald
Congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

 

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

Marshall McLuhan
Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

Winston Churchill
Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

 

"L'ennemi numéro 1 de tout État est l'homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l'État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S'il ne l'est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l'État."

Henry Louis Mencken
Journaliste, écrivain et libre penseur, l'un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956

Votre havre de paix

Voici le poème qu'a écrit Mevlana Jalaluddin Rumi poète mystique il y a sept cents ans :

"Au-dehors , la nuit du désert  glaciale.
Au dedans, cette autre nuit s'échauffe, s'enflamme.
Laissons le paysage se couvrir d'une croûte épineuse.
Ici, à l'intérieur, nous avons un doux jardin.
Les continents dévastés, les cités et les bourgades,
tout se transfome en une boule brûlée et noire.
Les nouvelles qu'on nous rapporte sont lourdes de chagrin pour le futur.
Mais la vraie nouvelle, c'est qu'ici, au-dedans,
il n'y a aucune nouvelle."


Apprenez à entrer souvent dans votre monde intérieur avant que vos politiciens n'achèvent la destruction du monde extérieur. C'est la seule sécurité qui reste, le seul refuge à opposser au spectre de la peur, de la mort, aux armes nucléaires, au suicide global, à tous ces inconscients qui nous gouvernent et qui possèdent un tel pouvoir de destruction.

Voir le site qui ouvre les yeux aux aveugles, sourds, naïfs etc...: http://www.syti.net/Topics.html

 

 

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