Sarkozy et les banques: un joli tour de passe-passe!
10,5 milliards d'euros, c’est la somme que l’Etat va emprunter aux banques pour ensuite la leur prêter.
Jackpot pour les 6 principales banques privées bénéficiaires!
L’Etat injecte des fonds, mais n’entre pas au capital.
Les banques reçoivent donc le cash dont elles ont désespérément besoin et restent totalement libres de continuer leurs affaires.
« Business as usual », comme diraient les anglo-saxons.
Pourtant même les anglo-saxons ont choisi la voie de la sagesse et de l’intérêt général.
Le gouvernement américain de George W. Bush, le gouvernement anglais de Gordon Brown, celui du Luxembourg, des Pays-Bas, ont choisi la nationalisation partielle de leurs banques.
C’est-à-dire qu’ils ont choisi d’avoir de prendre une part du pouvoir sans lequel il ne peut y avoir de vrai contrôle sur la manière dont les banques agissent.
La bourse ne s’est pas trompée sur l’énorme cadeau consenti par Nicolas Sarkozy aux actionnaires de ces banques au détriment de l’intérêt général.
L’action du Crédit Agricole s’est appréciée de plus de 15% dans la journée de mardi.
Et Georges Pauget, patron du Crédit Agricole, par ailleurs président de la Fédération bancaire française, de déclarer sans complexe : « Nous avons posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l'Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulons pas d'un Etat avec des pouvoirs dans la gestion des établissements ». Comme l’écrit Michèle Delaunay, députée PS de Bordeaux, sur son blog : « L'Etat doit financer et se taire. »
Nicolas Sarkozy prouve donc par le geste qu’il reste un ultra-libéral malgré les « beaux » discours, qui, comme le lui a appris son mentor de Neuilly, Charles Pasqua, n’engagent que ceux qui les écoutent. L’affaire est bien sûr gravissime.
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