Traité de Lisbonne : poubelle ou pas poubelle ?

Publié le par pps

 




Aujourd’hui 13 juin 2008 est une journée mémorable.

Les résultats du vote irlandais seront connus avant ce soir.

 Les Fossoyeurs de l’Europe retiennent leur souffle : un NON pour eux est inimaginable ! Il va mettre fin à de nombreuses années de manipulation et d’acharnement et à imposer leur vision de l’Europe.

 Les Europérens défenseurs de l'Europe des peuples sont constamment accusés d’être des anti-européens par les fossoyeurs de l’Europe.

 
Voilà ce qu’a écrit l’auteur de blog en 2005 avant même les NON français et hollandais:

 « Le traité du projet de constitution est beaucoup plus le fruit d'un "copier/coller" que d'un travail de réflexion profonde. Inaccessible, compliqué, mal rédigé, mal présenté bref incompréhensible par le plus commun des mortels.

Ses rédacteurs doivent le réviser de bout en bout voire désigner d'autres conventionnels parmi les partisans du Non.

 C'est honteux qu'à l'échelle européenne on puisse présenter un texte aussi nul et bâclé.
Les français en disant NON le 29 mai prochain signifieront tout simplement que la copie est A REVOIR et non qu'ils sont contre l'Europe.
En votant NON ils prouveront qu'ils veulent une Europe bâtie sur du solide et non une Europe où l'improvisation et l'incompétence à rédiger un texte simple et clair sont reines.

Ce projet va tout simplement créer un gouffre financier, un masdotonte administratif, coûteux et surtout INEFFICACE.
Il n'est pas allé suffisamment pour créer une vraie Europe avec un Parlement Européen, une présidence européenne et un Gouvernement européen. C'est dire que la terminologie utilisée de Conseil Européen, conseil des ministres, la commission européenne n'est plus appropriée pour bâtir les Etats-Unis d’ Europe désirée par les peuples. Une Europe dirigée par des élites élus par les peuples et non par des anonymes dont on ignore comment ils ont atterris là où ils sont.

 Bref, il s’agit d’utiliser une terminologie commune et identique à celle des grandes puissances comme les Etats-Unis d’Amérique ou la Chine. » Fin du texte de 2005.

 Or qu’est qui s’est passé depuis :

Quand les français et les hollandais ont dit NON en 2005 aux fossoyeurs de l'Europe, ces derniers ont acquiescé la gifle sauf qu'au lieu de se mettre au boulot pour revoir leur copie, ils ont préféré temporiser.

Qu’importe le temps pour eux  puisque de toutes façons leurs situations personnelles et privilèges divers sont sécurisés.

Temporiser voulait dire attendre l'élection de Sarkozy qu'ils soutenaient de toutes leurs forces.

Donc, la France et les Pays-Bas se sont détournés de leur peuple et ont décidé de faire voter le Traité de Lisbonne par le parlement, comme la totalité des autres nations européennes... sauf l'Irlande. Le pouvoir irlandais est-il rebelle ? En fait, sa constitution l'y oblige.

Dommage qu'en France le référendum n'est pas obligatoire. Voilà une réforme des institutions qui aurait donné des points à Nicolas Sarkozy. Mais comme il est éternellement de mauvaise foi, il est inutile de se faire des illusions pour rien.

 

Pire c’est lui l’instigateur du Traité de Lisbonne. En fait, il s’agit d’un énorme mensonge  au sujet dudit traité  puisque Nicolas Sarkozy  l'a constamment présenté comme un mini-traité et un traité simplifié. Or ce traité n'a rien de mini puisqu'il fait à lui seul 267 pages et environ trois mille avec les annexes. A titre de comparaison, la Constitution française fait trente pages. Il n'a donc rien de mini. Et au lieu d'avoir été simplifié, il a été au contraire complexifié à l'extrême puisqu'il est parfaitement illisible pour le citoyen lambda, puis il opère sans cesse des rappels à d'autres textes.


Les parlements des états qui l’ont ratifiés ne l’ont certainement pas lu ! L’important, c’est qu’il se substitue de force au texte cohérent et fondateur que veulent les peuples d’Europe.

Avec le Traité de Lisbonne mené tambour battant par Nicolas Sarkozy dès son élection , cela donc leur a permis de débloquer la situation afin que l'Europe telle qu'ils la veulent eux soit poursuivie et non celle que veulent les peuples.


Si on lisait au premier degré, on n'aimerait pas que ce déblocage soit encore une fois ébranlé au détriment de la "construction de l'Europe" voulue par ses fossoyeurs.

Or, avec le référendum irlandais "providentiel" je ne vois pas pourquoi le berger populaire ne répondrait pas à la bergère prédatrice.

Les fossoyeurs de l'Europe n'ont pas eu de scrupules alors qu'ils mènent une vie de rêve dans leur quotidien qu'ont sait, pour entendre la voix des peuples.

Nous n'allons pas maintenant que nous en avons l'occasion nous priver d'espérer, pour défendre nos intérêts, que les irlandais disent NON pour prendre notre revanche légitime.

Ce vote où le NON l'emportera leur fera certainement râler  c'est sûr mais ils comprendront une fois pour toutes que l'Europe doit être faite désormais en concertation avec les peuples et non à leur dépens.

Et tant pis si la construction des États-Unis d'Europe rêvée par Victor Hugo prenne du retard , nous avons, comme il le croit lui-même et je le rejoins dans cette croyance, l'éternité devant nous pour y parvenir!

Croisons les doigts et attendons les résultas irlandais tout en sachant que plus têtus que les fossoyeurs de l’Europe « don’t exist ».

Selon le canard enchaîné l’Elysée a subitement découvert qu’il y avait un référendum, le 12 juin 2008, en Irlande, sur le traité de Lisbonne, et qu’un « NON » éventuel pourrait salement handicaper la présidence française de l’Union européenne, le 1er juillet.

« ce serait un mauvais coup » a reconnu Sarko devant ses conseillers. Parce que si l’Irlande dit non, Gordon Brown ne voudra plus ratifier le traité et on sera dans un foutoir sans nom ».

 
Il ne restera à Sarkozy mini –« minitraité aux fossoyeurs de l’Europe et s’asseoir à nouveau sur le vote populaire…

Répondant à l'axiome de Jean-Luc Dehaene : « Si le résultat est non, il faudra revoter, car il faut absolument que ce soit oui », ils avaient du revoter deux ans plus tard et l'avaient ratifié.


Sarkozy a l'art de s'occuper d'affaires loches et douteuses  où il y a toujours de la magouille contre un ou plusieurs peuples ou quelque chose dans le genre.

Ce qui m’amènera à soulever ultérieurement l’épineuse question du traité  euro-méditérranéen qui sera signé à Paris le 13 juillet 2008  où des états arabes complètement désunis vont se livrer pieds et mains liés à l'Europe et à Israël sans le consentement de leur peuple!

Sarko est contre l'entrée de la Turquie en Europe mais l'exhorte à rejoindre le partenariat Euro-méditerranéen. Pour qui roule-t-il cet homme pour agir ainsi dans le pays des droits de l'homme?

 La présence d’Moubarak, de Ben Ali et d’Al Assad à ses côtés le 14 juillet 2008 contient un élément de réponse à cette question.

Les dirigeants libanais ont beau insisté, à tort selon moi, pour qu’il renonce à inviter au défilé le président Assad, mais ils ne savent peut-être pas qu’aux de Sarko, l’intérêt d’Israël passe au-dessus de tous les intérêts.

Là où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est qu’Israël ne respecte pas les résolutions internationales et veut établir la paix à ses conditions. De ce fait Israël comme Sarkozy gèrent les crises mais sans aucune volonté politique de les résoudre. Tous les petits pas qu’ils font ensemble va dans le sens d’une paix selon leurs contions à eux.

 

Publicité

Publié dans Anti-Sarko

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
"Je suis absolument ravi", a déclaré Nigel Farage, un député<br /> britannique qui milite pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE. "Chaque<br /> fois qu'on interroge les gens, ils disent 'non'."
Répondre
L
Après le non des irlandais, c'est la consternation de la communauté européenne.
Répondre
L
Le non irlandais révèle le fossé qui s'est creusé entre les peuples et les institutions européennes
Répondre
J
La solution ne peut plus consister à trouver quelque rafistolage juridique
Répondre
L
Il y a un décalage démentiel entre les responsables politiques et ce que  pensent les peuples.
Répondre